Bonjour Banane

Banane en fête : un sourire fruité!

Je suis tombé sur une banane frivole et insouciante, flirtant avec bonbons et agrumes sur un dancefloor rose, sous un ciel étoilé de sucre.

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Prévenez les musées : il va falloir faire de la place. La légende officielle, tenez-vous bien, c’est : « Je suis tombé sur une banane frivole et insouciante, flirtant avec bonbons et agrumes sur un dancefloor rose, sous un ciel étoilé de sucre. » La banane, ici, a clairement décidé de ne pas rester à sa place.

On cherche le second degré, et on le trouve ; puis on cherche le premier, et il est là aussi, bien planqué sous la pelure. C’est une banane à tiroirs, et chaque tiroir contient une blague un peu plus fine que la précédente.

Il faut reconnaître à la scène un sens consommé du spectacle. Rien n’est laissé au hasard, pas même l’absurde, qui est ici parfaitement dosé. On frôle le ridicule, on l’évite d’un cheveu, et c’est dans ce frisson que tout le plaisir se joue.

Soyons justes : sous la couche de dérision, il y a un vrai savoir-faire, et c’est bien ça le plus drôle. Car il aurait été facile de bâcler l’absurde ; or ici, l’absurde est soigné, peigné, verni. Chaque détail ridicule a été pensé, pesé, assumé. C’est un sérieux appliqué à une bêtise majestueuse, et cette rencontre improbable produit exactement l’effet recherché : on sourit d’abord, on admire ensuite, et on finit par se demander, un peu inquiet, si la banane n’aurait pas raison depuis le début.

À demain pour une nouvelle banane. Promis, elle sera encore plus inattendue. Ou pas. Avec elles, on ne sait jamais.


Bonjour Banane