Bonjour Banane

Du Surréalisme Fruitier

Dans un bain de disco à la Andy Warhol, une banane diva s’ébat joyeusement parmi les étoiles, les spirales et des fruits arty.

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Regardez longtemps, et le fruit cesse d’être un fruit pour devenir une question. La légende, elle, tient en une ligne, et cette ligne suffit : « Dans un bain de disco à la Andy Warhol, une banane diva s’ébat joyeusement parmi les étoiles, les spirales et des fruits arty. » La banane, ici, n’est qu’un prétexte, un seuil.

La couleur se fait musique, et le silence, partition. On n’entend rien, et pourtant quelque chose résonne, une note tenue trop longtemps pour être tout à fait rassurante. C’est le genre d’image qui s’écoute autant qu’elle se regarde.

Il y a dans cette composition une patience de vieille pierre. Le temps semble s’être assis là, en silence, pour regarder le fruit comme on regarde une braise. Chaque détail paraît avoir attendu des siècles son instant, et cet instant, c’est maintenant, dans la lumière basse d’une fin de jour qui ne finit jamais.

Prenez le temps de laisser l’œil errer d’un bord à l’autre du cadre. Vous verrez d’abord le fruit, puis l’espace qui l’entoure, puis l’espace entre les choses, et c’est souvent là, dans ces intervalles que personne ne regarde, que l’image cache ses secrets. Le vide n’y est jamais vraiment vide : il est habité d’attente, de lumière retenue, de silences qui ont une forme. On dirait que la banane a été posée là non pour être vue, mais pour apprendre à regarder le reste, pour servir de point fixe à un monde qui, autour d’elle, continue doucement de rêver.

Il ne reste bientôt plus que la lumière, et le souvenir d’un fruit qui savait, mieux que nous, ce que veut dire être là.


Bonjour Banane