Bonjour Banane

Danse des Bananes : Harmonie Chromatique

Dans ce carnaval de couleurs, une banane baigne, diva des tourbillons, dans l’étreinte suave d’orange-vert, musique graphique en spirales dynamiques.

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C’est une image faite pour être regardée à deux, la joue contre l’épaule. On la relit comme on relit une lettre : « Dans ce carnaval de couleurs, une banane baigne, diva des tourbillons, dans l’étreinte suave d’orange-vert, musique graphique en spirales dynamiques. » Tout, dans ce cadre, parle le langage du cœur.

Il y a de la tendresse dans la façon dont la lumière enlace le fruit. Elle ne l’éclaire pas, elle le caresse ; elle ne le montre pas, elle le confie. On a l’impression d’assister à un moment qui ne nous était pas destiné, et c’est cela, justement, qui le rend si beau.

La scène a la lenteur des soirs où l’on ne veut pas que la nuit tombe. Tout y est retenu, suspendu, comme un je t’aime qu’on garde encore un peu dans la bouche avant de le dire. La banane, au centre, joue le rôle du cœur : elle bat sans bruit, mais elle bat.

Il faut imaginer la scène comme un rendez-vous que personne n’a osé annuler. Tout y est prêt, tout y attend : la lumière a mis sa plus belle robe, l’ombre s’est faite discrète, et le fruit, au centre, retient son souffle. On devine une histoire avant l’image et une autre après, et l’instant capturé n’est que le pont fragile entre les deux, ce moment suspendu où l’on ne sait pas encore si l’autre viendra, mais où l’on espère de toutes ses forces, et où cette espérance, à elle seule, suffit déjà à rendre le monde plus beau.

Il y a des fruits qu’on mange et des fruits qu’on aime. Celui-ci, décidément, appartient à la seconde catégorie.


Bonjour Banane