Bonjour Banane

Saison des Couleurs : Une Banane au Pays des Citrouilles

Un tapis de feuilles mortes sillonne un parc, égayé par des citrouilles coquines et une banane décalée, flirtant avec les dernières lueurs du jour.

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Il est des images qui ne se regardent pas : elles se respirent. Celle-ci en fait partie. La légende, elle, tient en une ligne, et cette ligne suffit : « Un tapis de feuilles mortes sillonne un parc, égayé par des citrouilles coquines et une banane décalée, flirtant avec les dernières lueurs du jour. » La banane, ici, n’est qu’un prétexte, un seuil.

Les contours tremblent légèrement, comme un souvenir qu’on essaie de retenir. Est-ce une mémoire ? Une promesse ? L’image ne tranche pas. Elle préfère laisser la question ouverte, suspendue entre deux battements, là où la beauté aime se cacher.

La solitude du fruit n’a rien de triste : elle a la dignité des choses qui se suffisent. Autour, le vide fait office de cadre, et ce vide, loin d’écraser, élève. On comprend que la banane n’attend personne ; elle est déjà au rendez-vous d’elle-même.

Ce qui frappe, à la longue, c’est la tendresse de la lumière pour son sujet. Elle ne cherche pas à flatter ; elle cherche à comprendre. Elle épouse les courbes, s’attarde aux creux, respecte les ombres comme on respecte un silence pendant une confidence. Sous cet éclairage, le fruit le plus banal du monde acquiert une gravité d’icône, et l’on se surprend à lui prêter une pensée, un passé, peut-être même une forme de patience face à tout ce qui, autour de lui, s’agite et s’efface.

On repart sans avoir tout compris, et c’est tant mieux : les plus belles images sont celles qui gardent pour elles une part de leur mystère.


Bonjour Banane

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