Bonjour Banane

Banane Enchantée

Dans un bal effréné, une banane souriante danse, éclaboussant les bulles de rire sous un ciel étoilé de rêves fruités.

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Il est des images qui ne se regardent pas : elles se respirent. Celle-ci en fait partie. La légende, elle, tient en une ligne, et cette ligne suffit : « Dans un bal effréné, une banane souriante danse, éclaboussant les bulles de rire sous un ciel étoilé de rêves fruités. » Tout, dans ce cadre, concourt à la même impression de suspension.

Il y a dans cette composition une patience de vieille pierre. Le temps semble s’être assis là, en silence, pour regarder le fruit comme on regarde une braise. Chaque détail paraît avoir attendu des siècles son instant, et cet instant, c’est maintenant, dans la lumière basse d’une fin de jour qui ne finit jamais.

On pourrait parler de nature morte, mais ce serait mentir : ici, tout respire. Le fruit, l’air, la lumière, l’ombre elle-même ont une pulsation lente. C’est une nature vivante qui joue à faire semblant d’être immobile, et qui n’y parvient pas tout à fait.

Ce qui frappe, à la longue, c’est la tendresse de la lumière pour son sujet. Elle ne cherche pas à flatter ; elle cherche à comprendre. Elle épouse les courbes, s’attarde aux creux, respecte les ombres comme on respecte un silence pendant une confidence. Sous cet éclairage, le fruit le plus banal du monde acquiert une gravité d’icône, et l’on se surprend à lui prêter une pensée, un passé, peut-être même une forme de patience face à tout ce qui, autour de lui, s’agite et s’efface.

À la fin, on ne garde pas une image : on garde un silence. Et ce silence, longtemps après, continue de jaunir doucement au fond de la mémoire.


Bonjour Banane