Bonjour Banane

Banane en Garde

Dans un monde où les bananes portent des masques, la santé s'invite avec humour, un éclat enjoué au cœur des murs colorés.

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On dit que les fruits n’ont pas de cœur. Cette image prouve le contraire. On la relit comme on relit une lettre : « Dans un monde où les bananes portent des masques, la santé s’invite avec humour, un éclat enjoué au cœur des murs colorés. » Tout, dans ce cadre, parle le langage du cœur.

Chaque détail semble avoir été posé là par une main amoureuse, soucieuse de ne froisser ni la lumière ni le silence. On devine une intention tendre derrière le cadrage, comme une table dressée pour quelqu’un qui va venir.

Deux présences semblent se répondre dans l’image, même quand il n’y en a qu’une. C’est la magie des grandes histoires : on y est toujours deux, ne serait-ce qu’avec soi-même. Le fruit regarde quelque chose que l’on ne voit pas, et l’on devine que ce quelque chose lui manque.

On pourrait rester longtemps devant cette scène, comme on reste devant quelqu’un qu’on aime sans trouver les mots. Il y a dans ce jaune une chaleur de peau, une promesse de présence, quelque chose qui console sans qu’on sache de quoi. Le décor, lui, s’efface par délicatesse, comme un ami qui sent qu’il doit laisser la place. Et dans ce retrait pudique de tout ce qui n’est pas essentiel, il ne reste bientôt que le fruit et l’émotion, face à face, dans la lumière tiède d’un soir qu’on voudrait éternel.

On referme l’image à regret, comme on quitte quelqu’un sur un quai. Et longtemps, on sentira encore la chaleur de ce jaune contre soi.


Bonjour Banane