Bonjour Banane

Banane Monumentale

Dans un monde de béton, une banane géante rêve de ciel, tandis que les humains, ébahis, s'interrogent : la nature ou la folie ?

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Soyons honnêtes : personne ne s’attendait à ça. Et pourtant, la voilà. Résumé en une phrase, histoire de prévenir : « Dans un monde de béton, une banane géante rêve de ciel, tandis que les humains, ébahis, s’interrogent : la nature ou la folie ?. » La banane, ici, a clairement décidé de ne pas rester à sa place.

On cherche le second degré, et on le trouve ; puis on cherche le premier, et il est là aussi, bien planqué sous la pelure. C’est une banane à tiroirs, et chaque tiroir contient une blague un peu plus fine que la précédente.

Le décor, lui, en fait des tonnes, comme s’il avait quelque chose à prouver. Chaque élément semble dire : regardez, moi aussi j’ai droit à ma minute de gloire. Résultat : une scène où tout le monde surjoue, fruit compris, et où l’on ne sait plus trop s’il faut applaudir ou rire.

Soyons justes : sous la couche de dérision, il y a un vrai savoir-faire, et c’est bien ça le plus drôle. Car il aurait été facile de bâcler l’absurde ; or ici, l’absurde est soigné, peigné, verni. Chaque détail ridicule a été pensé, pesé, assumé. C’est un sérieux appliqué à une bêtise majestueuse, et cette rencontre improbable produit exactement l’effet recherché : on sourit d’abord, on admire ensuite, et on finit par se demander, un peu inquiet, si la banane n’aurait pas raison depuis le début.

En résumé : une banane, un décor, et beaucoup trop de sérieux. C’est exactement pour ça qu’on l’adore.


Bonjour Banane