Bonjour Banane

Entre livres et bananes

Au cœur des livres, une citadine jongle avec des rêves en pelure, scrutant la lumière d'une bougie, où l'absurde se mêle à l'imaginaire.

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Toute histoire d’amour commence par un regard. Celle-ci commence par une banane. La légende se lit à voix basse : « Au cœur des livres, une citadine jongle avec des rêves en pelure, scrutant la lumière d’une bougie, où l’absurde se mêle à l’imaginaire. » La banane, ici, est moins un fruit qu’un sentiment.

Il flotte un parfum d’ailleurs dans cette composition, celui des promesses faites à voix basse. On y lit l’envie d’un départ et la peur d’un adieu, mêlées comme elles le sont toujours quand on aime vraiment. Le fruit, lui, reste : fidèle, patient, doré.

Deux présences semblent se répondre dans l’image, même quand il n’y en a qu’une. C’est la magie des grandes histoires : on y est toujours deux, ne serait-ce qu’avec soi-même. Le fruit regarde quelque chose que l’on ne voit pas, et l’on devine que ce quelque chose lui manque.

Il faut imaginer la scène comme un rendez-vous que personne n’a osé annuler. Tout y est prêt, tout y attend : la lumière a mis sa plus belle robe, l’ombre s’est faite discrète, et le fruit, au centre, retient son souffle. On devine une histoire avant l’image et une autre après, et l’instant capturé n’est que le pont fragile entre les deux, ce moment suspendu où l’on ne sait pas encore si l’autre viendra, mais où l’on espère de toutes ses forces, et où cette espérance, à elle seule, suffit déjà à rendre le monde plus beau.

Peut-être n’est-ce qu’une banane. Mais ce soir, c’est la plus tendre chose du monde, et cela suffit amplement.


Bonjour Banane