Bonjour Banane

Banana in Winter Wonderland

Dans un hiver blafard, une banane en or défie la neige, éclatante de joie, un éclat de folie au milieu des flocons dansants.

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Soyons honnêtes : personne ne s’attendait à ça. Et pourtant, la voilà. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est la légende : « Dans un hiver blafard, une banane en or défie la neige, éclatante de joie, un éclat de folie au milieu des flocons dansants. » La banane, ici, a clairement décidé de ne pas rester à sa place.

À ce niveau de solennité, on attend presque un discours. « Mes chers concitoyens fruits… » La banane, elle, garde le silence, ce qui est encore la meilleure des répliques. Un fruit qui se tait avec cette assurance, cela ne s’invente pas.

Le décor, lui, en fait des tonnes, comme s’il avait quelque chose à prouver. Chaque élément semble dire : regardez, moi aussi j’ai droit à ma minute de gloire. Résultat : une scène où tout le monde surjoue, fruit compris, et où l’on ne sait plus trop s’il faut applaudir ou rire.

Il faut saluer, au passage, le culot de la mise en scène. Là où un fruit raisonnable se serait contenté de poser sagement dans une corbeille, celui-ci a visiblement exigé un décor, une ambiance, un propos. On imagine les négociations : la banane réclamant sa loge, son éclairage personnel, une clause interdisant tout voisinage avec une pomme. Le résultat a cette démesure réjouissante des projets qui auraient dû être recadrés très tôt et que, par chance, personne n’a eu le courage d’arrêter. Tant mieux pour nous.

La rédaction, elle, retourne à sa propre banane de bureau, nettement moins photogénique, mais tout aussi digne.


Bonjour Banane