Bonjour Banane

Chapeau de Banane : Douceur Enchantée !

Banane-ronin écaillée, son sourire éclatant sous chapeau bambou, pinçant une cerise coquette face au ciel ludique.

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On dit que les fruits n’ont pas de cœur. Cette image prouve le contraire. La légende se lit à voix basse : « Banane-ronin écaillée, son sourire éclatant sous chapeau bambou, pinçant une cerise coquette face au ciel ludique. » Ce que l’on ressent dépasse de loin ce que l’on voit.

Il flotte un parfum d’ailleurs dans cette composition, celui des promesses faites à voix basse. On y lit l’envie d’un départ et la peur d’un adieu, mêlées comme elles le sont toujours quand on aime vraiment. Le fruit, lui, reste : fidèle, patient, doré.

La scène a la lenteur des soirs où l’on ne veut pas que la nuit tombe. Tout y est retenu, suspendu, comme un je t’aime qu’on garde encore un peu dans la bouche avant de le dire. La banane, au centre, joue le rôle du cœur : elle bat sans bruit, mais elle bat.

La douceur de la composition tient à peu de choses, et c’est ce peu qui bouleverse. Une courbe qui rime avec une autre, un reflet qui répond à une lueur, une distance juste assez grande pour que naisse le désir de la combler. On reconnaît là la grammaire silencieuse des amours véritables, celles qui ne se déclarent pas mais se devinent, celles qui tiennent dans un geste suspendu, dans une main qui n’ose pas encore, dans un regard qui en dit déjà trop et pas assez. L’image, pudique, ne montre que cela, et c’est largement suffisant.

On s’en va le cœur un peu plus léger, en se promettant de revenir. Les images, comme les amours, aiment qu’on leur soit fidèle.


Bonjour Banane