Bonjour Banane

Éclat Éphémère

Dans un ballet de douceur, la banane se dévêt, éclat de lumière, témoignant d'un festin où la gourmandise s'effrite en éclats dorés.

5 / 5. 1


Toute histoire d’amour commence par un regard. Celle-ci commence par une banane. Et puis il y a cette phrase, douce comme un aveu : « Dans un ballet de douceur, la banane se dévêt, éclat de lumière, témoignant d’un festin où la gourmandise s’effrite en éclats dorés. » Tout, dans ce cadre, parle le langage du cœur.

Chaque détail semble avoir été posé là par une main amoureuse, soucieuse de ne froisser ni la lumière ni le silence. On devine une intention tendre derrière le cadrage, comme une table dressée pour quelqu’un qui va venir.

Il flotte un parfum d’ailleurs dans cette composition, celui des promesses faites à voix basse. On y lit l’envie d’un départ et la peur d’un adieu, mêlées comme elles le sont toujours quand on aime vraiment. Le fruit, lui, reste : fidèle, patient, doré.

La douceur de la composition tient à peu de choses, et c’est ce peu qui bouleverse. Une courbe qui rime avec une autre, un reflet qui répond à une lueur, une distance juste assez grande pour que naisse le désir de la combler. On reconnaît là la grammaire silencieuse des amours véritables, celles qui ne se déclarent pas mais se devinent, celles qui tiennent dans un geste suspendu, dans une main qui n’ose pas encore, dans un regard qui en dit déjà trop et pas assez. L’image, pudique, ne montre que cela, et c’est largement suffisant.

Peut-être n’est-ce qu’une banane. Mais ce soir, c’est la plus tendre chose du monde, et cela suffit amplement.


Bonjour Banane

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