Bonjour Banane

Banane au Banquet des Bois

Dans le royaume des arbres, un banana rêve, le cerf rit, et la rivière murmure des secrets aux fleurs jaunes, en écho aux rires du matin.

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Il suffit parfois d’un fruit doré pour que le monde se mette à battre plus lentement. Et puis il y a cette phrase, douce comme un aveu : « Dans le royaume des arbres, un banana rêve, le cerf rit, et la rivière murmure des secrets aux fleurs jaunes, en écho aux rires du matin. » Tout, dans ce cadre, parle le langage du cœur.

Deux présences semblent se répondre dans l’image, même quand il n’y en a qu’une. C’est la magie des grandes histoires : on y est toujours deux, ne serait-ce qu’avec soi-même. Le fruit regarde quelque chose que l’on ne voit pas, et l’on devine que ce quelque chose lui manque.

La scène a la lenteur des soirs où l’on ne veut pas que la nuit tombe. Tout y est retenu, suspendu, comme un je t’aime qu’on garde encore un peu dans la bouche avant de le dire. La banane, au centre, joue le rôle du cœur : elle bat sans bruit, mais elle bat.

On pourrait rester longtemps devant cette scène, comme on reste devant quelqu’un qu’on aime sans trouver les mots. Il y a dans ce jaune une chaleur de peau, une promesse de présence, quelque chose qui console sans qu’on sache de quoi. Le décor, lui, s’efface par délicatesse, comme un ami qui sent qu’il doit laisser la place. Et dans ce retrait pudique de tout ce qui n’est pas essentiel, il ne reste bientôt que le fruit et l’émotion, face à face, dans la lumière tiède d’un soir qu’on voudrait éternel.

On s’en va le cœur un peu plus léger, en se promettant de revenir. Les images, comme les amours, aiment qu’on leur soit fidèle.


Bonjour Banane

février 2025
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