Bonjour Banane

Culte de la Banane

Dans un temple de lumière, des ombres en manteau, un fruit sacré brille, défiant l'éternité, tandis que les bougies murmurent des secrets sucrés.

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Il suffit parfois d’un fruit doré pour que le monde se mette à battre plus lentement. Et puis il y a cette phrase, douce comme un aveu : « Dans un temple de lumière, des ombres en manteau, un fruit sacré brille, défiant l’éternité, tandis que les bougies murmurent des secrets sucrés. » Tout, dans ce cadre, parle le langage du cœur.

Il y a de la tendresse dans la façon dont la lumière enlace le fruit. Elle ne l’éclaire pas, elle le caresse ; elle ne le montre pas, elle le confie. On a l’impression d’assister à un moment qui ne nous était pas destiné, et c’est cela, justement, qui le rend si beau.

On pense à ces amours qui n’ont pas besoin de grands gestes. Un fruit, une lumière, un décor qui s’efface pudiquement : il n’en faut pas plus pour que naisse l’émotion. L’image ne crie pas son romantisme, elle le murmure, et c’est pour cela qu’on la croit.

La douceur de la composition tient à peu de choses, et c’est ce peu qui bouleverse. Une courbe qui rime avec une autre, un reflet qui répond à une lueur, une distance juste assez grande pour que naisse le désir de la combler. On reconnaît là la grammaire silencieuse des amours véritables, celles qui ne se déclarent pas mais se devinent, celles qui tiennent dans un geste suspendu, dans une main qui n’ose pas encore, dans un regard qui en dit déjà trop et pas assez. L’image, pudique, ne montre que cela, et c’est largement suffisant.

Il y a des fruits qu’on mange et des fruits qu’on aime. Celui-ci, décidément, appartient à la seconde catégorie.


Bonjour Banane

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