Bonjour Banane

Festivités nocturnes

Sous les étoiles dansantes, une banane s’élève, symbole d’allégresse. Le rythme pulse, le monde se balance, et les rires s'éparpillent comme confettis.

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On nous avait promis une simple photo du jour. On a reçu une épopée. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est la légende : « Sous les étoiles dansantes, une banane s’élève, symbole d’allégresse. Le rythme pulse, le monde se balance, et les rires s’éparpillent comme confettis. » Ce que l’image donne à voir dépasse — et de loin — le cahier des charges d’un fruit.

Entendons-nous bien : c’est une banane. Un fruit mou, jaune, que l’on épluche d’une main en pensant à autre chose. Et pourtant, la voilà promue vedette, éclairée comme une star, cadrée comme un chef-d’œuvre. La modestie n’étouffe personne, et surtout pas elle.

Il faut reconnaître à la scène un sens consommé du spectacle. Rien n’est laissé au hasard, pas même l’absurde, qui est ici parfaitement dosé. On frôle le ridicule, on l’évite d’un cheveu, et c’est dans ce frisson que tout le plaisir se joue.

Il faut saluer, au passage, le culot de la mise en scène. Là où un fruit raisonnable se serait contenté de poser sagement dans une corbeille, celui-ci a visiblement exigé un décor, une ambiance, un propos. On imagine les négociations : la banane réclamant sa loge, son éclairage personnel, une clause interdisant tout voisinage avec une pomme. Le résultat a cette démesure réjouissante des projets qui auraient dû être recadrés très tôt et que, par chance, personne n’a eu le courage d’arrêter. Tant mieux pour nous.

En résumé : une banane, un décor, et beaucoup trop de sérieux. C’est exactement pour ça qu’on l’adore.


Bonjour Banane