Bonjour Banane

Banane en Bonnes Compagnies !

Sous un ciel de lilas, un fruit dansant régale des rongeurs curieux, où la vie se drape de douceur et de folles bananes.

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On dit que les fruits n’ont pas de cœur. Cette image prouve le contraire. Et puis il y a cette phrase, douce comme un aveu : « Sous un ciel de lilas, un fruit dansant régale des rongeurs curieux, où la vie se drape de douceur et de folles bananes. » Ce que l’on ressent dépasse de loin ce que l’on voit.

Il flotte un parfum d’ailleurs dans cette composition, celui des promesses faites à voix basse. On y lit l’envie d’un départ et la peur d’un adieu, mêlées comme elles le sont toujours quand on aime vraiment. Le fruit, lui, reste : fidèle, patient, doré.

Chaque détail semble avoir été posé là par une main amoureuse, soucieuse de ne froisser ni la lumière ni le silence. On devine une intention tendre derrière le cadrage, comme une table dressée pour quelqu’un qui va venir.

Il faut imaginer la scène comme un rendez-vous que personne n’a osé annuler. Tout y est prêt, tout y attend : la lumière a mis sa plus belle robe, l’ombre s’est faite discrète, et le fruit, au centre, retient son souffle. On devine une histoire avant l’image et une autre après, et l’instant capturé n’est que le pont fragile entre les deux, ce moment suspendu où l’on ne sait pas encore si l’autre viendra, mais où l’on espère de toutes ses forces, et où cette espérance, à elle seule, suffit déjà à rendre le monde plus beau.

On s’en va le cœur un peu plus léger, en se promettant de revenir. Les images, comme les amours, aiment qu’on leur soit fidèle.


Bonjour Banane