Bonjour Banane

Amour Banane Éclatante

Un rayon de soleil s'épanouit, courbé et jovial, chasse les chagrins avec des cœurs flottants, célébrant la joie de la vie, délicieusement fruitée.

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Certaines scènes ne demandent qu’une chose : qu’on les aime en retour. Et puis il y a cette phrase, douce comme un aveu : « Un rayon de soleil s’épanouit, courbé et jovial, chasse les chagrins avec des cœurs flottants, célébrant la joie de la vie, délicieusement fruitée. » La banane, ici, est moins un fruit qu’un sentiment.

Deux présences semblent se répondre dans l’image, même quand il n’y en a qu’une. C’est la magie des grandes histoires : on y est toujours deux, ne serait-ce qu’avec soi-même. Le fruit regarde quelque chose que l’on ne voit pas, et l’on devine que ce quelque chose lui manque.

Le jaune, soudain, devient une couleur qui tient chaud. Il se pose sur la scène comme une main sur une épaule, discrètement, sans rien demander. Autour, tout s’adoucit : les angles s’arrondissent, les ombres se font duvet, et l’on jurerait que l’air lui-même a baissé d’un ton pour ne pas déranger.

La douceur de la composition tient à peu de choses, et c’est ce peu qui bouleverse. Une courbe qui rime avec une autre, un reflet qui répond à une lueur, une distance juste assez grande pour que naisse le désir de la combler. On reconnaît là la grammaire silencieuse des amours véritables, celles qui ne se déclarent pas mais se devinent, celles qui tiennent dans un geste suspendu, dans une main qui n’ose pas encore, dans un regard qui en dit déjà trop et pas assez. L’image, pudique, ne montre que cela, et c’est largement suffisant.

On s’en va le cœur un peu plus léger, en se promettant de revenir. Les images, comme les amours, aiment qu’on leur soit fidèle.


Bonjour Banane