Bonjour Banane

Banane des Ombres

Dans un village de pierres sombres, une banane géante se dresse, défiant le silence des ombres, au cœur d’un arbre séculaire et mystérieux.

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Il suffit parfois d’un fruit doré pour que le monde se mette à battre plus lentement. La légende se lit à voix basse : « Dans un village de pierres sombres, une banane géante se dresse, défiant le silence des ombres, au cœur d’un arbre séculaire et mystérieux. » La banane, ici, est moins un fruit qu’un sentiment.

Il flotte un parfum d’ailleurs dans cette composition, celui des promesses faites à voix basse. On y lit l’envie d’un départ et la peur d’un adieu, mêlées comme elles le sont toujours quand on aime vraiment. Le fruit, lui, reste : fidèle, patient, doré.

On pense à ces amours qui n’ont pas besoin de grands gestes. Un fruit, une lumière, un décor qui s’efface pudiquement : il n’en faut pas plus pour que naisse l’émotion. L’image ne crie pas son romantisme, elle le murmure, et c’est pour cela qu’on la croit.

On pourrait rester longtemps devant cette scène, comme on reste devant quelqu’un qu’on aime sans trouver les mots. Il y a dans ce jaune une chaleur de peau, une promesse de présence, quelque chose qui console sans qu’on sache de quoi. Le décor, lui, s’efface par délicatesse, comme un ami qui sent qu’il doit laisser la place. Et dans ce retrait pudique de tout ce qui n’est pas essentiel, il ne reste bientôt que le fruit et l’émotion, face à face, dans la lumière tiède d’un soir qu’on voudrait éternel.

Peut-être n’est-ce qu’une banane. Mais ce soir, c’est la plus tendre chose du monde, et cela suffit amplement.


Bonjour Banane