Bonjour Banane

Banane au sommet !

Entre ciel et montagnes, une banane surgit, éclat doré au bord d'un miroir d'eau, promesse de rires emportés par le vent.

4 / 5. 1


À ce stade, la banane ne se contente plus d’être un fruit. Elle a des ambitions. Et ce n’est pas nous qui le disons, c’est la légende : « Entre ciel et montagnes, une banane surgit, éclat doré au bord d’un miroir d’eau, promesse de rires emportés par le vent. » Ce que l’image donne à voir dépasse — et de loin — le cahier des charges d’un fruit.

On imagine volontiers les coulisses : la banane qui répète son texte, la lumière qui boude parce qu’elle voulait un melon, le fond qui improvise. Le génie de l’image, c’est de prendre tout cela très au sérieux, ce qui est évidemment la façon la plus sûre de nous faire sourire.

À ce niveau de solennité, on attend presque un discours. « Mes chers concitoyens fruits… » La banane, elle, garde le silence, ce qui est encore la meilleure des répliques. Un fruit qui se tait avec cette assurance, cela ne s’invente pas.

Soyons justes : sous la couche de dérision, il y a un vrai savoir-faire, et c’est bien ça le plus drôle. Car il aurait été facile de bâcler l’absurde ; or ici, l’absurde est soigné, peigné, verni. Chaque détail ridicule a été pensé, pesé, assumé. C’est un sérieux appliqué à une bêtise majestueuse, et cette rencontre improbable produit exactement l’effet recherché : on sourit d’abord, on admire ensuite, et on finit par se demander, un peu inquiet, si la banane n’aurait pas raison depuis le début.

À demain pour une nouvelle banane. Promis, elle sera encore plus inattendue. Ou pas. Avec elles, on ne sait jamais.


Bonjour Banane