Bonjour Banane

Éclat Mortel

Dans un désert de rêves, une banane miroir brille, reflet de l'absurde, sous un ciel qui hésite à pleurer.

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Soyons honnêtes : personne ne s’attendait à ça. Et pourtant, la voilà. Résumé en une phrase, histoire de prévenir : « Dans un désert de rêves, une banane miroir brille, reflet de l’absurde, sous un ciel qui hésite à pleurer. » Tout, dans ce cadre, pousse le bouchon un peu plus loin.

Le décor, lui, en fait des tonnes, comme s’il avait quelque chose à prouver. Chaque élément semble dire : regardez, moi aussi j’ai droit à ma minute de gloire. Résultat : une scène où tout le monde surjoue, fruit compris, et où l’on ne sait plus trop s’il faut applaudir ou rire.

Quelque part, un critique d’art fronce les sourcils. Quelque part, un enfant éclate de rire. Les deux ont raison, et c’est tout l’intérêt : cette image refuse de choisir entre le sérieux et la farce, et elle a bien raison de ne pas choisir.

Il faut saluer, au passage, le culot de la mise en scène. Là où un fruit raisonnable se serait contenté de poser sagement dans une corbeille, celui-ci a visiblement exigé un décor, une ambiance, un propos. On imagine les négociations : la banane réclamant sa loge, son éclairage personnel, une clause interdisant tout voisinage avec une pomme. Le résultat a cette démesure réjouissante des projets qui auraient dû être recadrés très tôt et que, par chance, personne n’a eu le courage d’arrêter. Tant mieux pour nous.

En résumé : une banane, un décor, et beaucoup trop de sérieux. C’est exactement pour ça qu’on l’adore.


Bonjour Banane